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L’Union africaine réunira les ministres à Libreville pour accélérer la transformation numérique de l’Afrique et renforcer sa voix sur la scène internationale.

L’Union africaine réunira les ministres à Libreville pour accélérer la transformation numérique de l’Afrique et renforcer sa voix sur la scène internationale.
L’Union africaine (UA) tiendra la sixième session ordinaire du Comité technique spécialisé sur la communication et les technologies de l’information et de la communication (CTS-CICT) du 26 au 29 octobre 2026 à Libreville, au Gabon. Cette session réunira des ministres, des hauts responsables et des experts afin d’examiner la mise en œuvre des politiques continentales en matière de communication et de numérique, et d’étudier les mesures permettant d’accélérer la transformation numérique de l’Afrique.

Placée sous le thème « L’avenir numérique de l’Afrique, la voix de l’Afrique : promouvoir l’innovation, l’inclusion numérique et façonner le récit africain », cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une attention mondiale croissante accordée à la numérisation ainsi qu’aux opportunités et aux défis liés aux technologies émergentes. Elle offrira l’occasion de renforcer le rôle de l’Afrique dans l’orientation du développement et de la gouvernance technologiques, afin que les priorités, les perspectives et les aspirations du continent soient prises en compte dans l’évolution de l’agenda numérique mondial.

Soulignant l’importance de cette session pour la transformation numérique de l’Afrique, S.E. Lerato Dorothy Mataboge, Commissaire de l’Union africaine chargée des infrastructures et de l’énergie, a déclaré :

« La session de Libreville est une occasion de définir une orientation claire pour la prochaine étape de la transformation numérique de l’Afrique. Guidés par la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique, nous examinerons les progrès réalisés dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la gouvernance des données, de l’identité numérique et de la cybersécurité. Nous conviendrons également de mesures concrètes pour accélérer la mise en œuvre de cette stratégie et renforcer le rôle de l’Afrique dans l’élaboration de l’agenda numérique mondial. »

La réunion débutera par la session des experts, du 26 au 28 octobre 2026, suivie de la session ministérielle, prévue les 29 et 30 octobre 2026. Le CTS-CICT formule des recommandations techniques et politiques à l’intention du Conseil exécutif de l’Union africaine et assure le suivi de la mise en œuvre des programmes continentaux relevant de son mandat.

Cette sixième session ordinaire permettra d’évaluer les progrès accomplis dans l’application des décisions issues des précédentes sessions ordinaires et extraordinaires, ainsi que d’élire un nouveau bureau conformément à son règlement intérieur.
Accélérer la transformation numérique de l’Afrique
L’un des principaux axes de discussion sera la mise en œuvre de la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique (2020-2030). Les délégués évalueront les progrès réalisés, identifieront les lacunes et examineront les priorités nécessaires pour accélérer sa mise en œuvre d’ici à 2030, notamment grâce à une meilleure coordination, à un suivi renforcé et à des mécanismes de responsabilisation plus efficaces.

Les échanges porteront également sur la mise en œuvre de la Stratégie continentale en matière d’intelligence artificielle et du Cadre de politique de l’Union africaine sur les données. Les discussions aborderont notamment le développement des compétences, la gouvernance responsable et l’utilisation des données pour stimuler l’innovation et le développement économique.

L’objectif sera d’examiner comment l’Afrique peut renforcer ses capacités à développer et à utiliser les technologies émergentes de manière à répondre à ses besoins et à ses priorités en matière de développement.
Cybersécurité, protection des données et confiance numérique
La cybersécurité et la protection des données personnelles occuperont également une place importante dans les discussions. Les participants examineront notamment la mise en œuvre de la Convention de Malabo, ainsi que les efforts visant à renforcer les capacités institutionnelles et la confiance dans les services numériques.

Les infrastructures publiques numériques, l’identité numérique et la connectivité seront également abordées en tant que fondements de services accessibles et d’un marché numérique africain intégré.

Ces échanges incluront le développement des infrastructures numériques dans le cadre du deuxième Plan d’action prioritaire du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA PAP 2). Une attention particulière sera accordée aux obstacles auxquels sont confrontés les femmes, les filles, les jeunes, les personnes en situation de handicap, les communautés rurales et les autres groupes insuffisamment desservis par les services numériques.
Renforcer la voix de l’Afrique dans le débat numérique mondial
Le thème de cette session place également la voix et le récit de l’Afrique au cœur des discussions, en mettant en évidence le rôle de la communication dans la promotion des priorités continentales et le renforcement de la participation africaine aux débats mondiaux sur la transformation numérique.

La rencontre constituera une occasion de renforcer la coordination entre les États membres, les communautés économiques régionales, les institutions de l’Union africaine et les partenaires. Elle permettra également d’aligner les soutiens techniques et financiers sur les priorités continentales de mise en œuvre.

Appelant les États membres à renouveler leur engagement, la Commissaire a ajouté :

« Notre priorité est de traduire les engagements pris à l’échelle continentale en avantages concrets pour des millions d’Africains, grâce à une transformation numérique inclusive et sécurisée, qui favorise le développement durable. J’invite tous les États membres à participer pleinement à cette initiative et à renouveler leur engagement en faveur d’une Afrique numérique intégrée et prospère. »
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